Peeters, c'est un genevois de (presque) 33 ans, diplômé en communication visuelle... Pas vraiment grand intérêt, j'ai juste un peu pompé Wikipédia. Euh... "J'ai vu de la lumière et je suis entrée" *Ok, justification pourrie*.
Lupus
4 tomes parus chez Atrabile - série terminée
Tomes 1, 2 et 3 nominés à Angoulême - prix du meilleur album
(2004, 2005 et 2006)
Tome 4 - Essentiels à Angoulême (2007)
Prix : 17 €
De l'autofiction dans un univers de science fiction, deux mecs un peu paumés, Lupus et Tony, qui l'un à la fin de ses études, l'autre après quelques années à l'armée ont décidé de faire une pause en entamant un voyage à travers l'espace pour « pêcher »... Officiellement du moins. En fait, c'est plus l'occasion de ne rien foutre et de se défoncer à longueur de journée. Lors d'un de leur réapprovisionnement, ils rencontrent une fille... et les problèmes qui vont avec.
Est-ce une énième preuve de mon manque de culture si j'affirme que Lupus est pour moi une BD inclassable ? Il remplit certes bien le rôle qu'on peut accorder à toutes BD de science fiction soit un panel d'univers diversifiés, de l'aventure mais pas seulement. C'est drôle... Pas vraiment en fait. Triste... C'est sur. On y découvre Lupus, héros indécis... un brin névrosé face aux diverses situations auxquelles il est involontairement confronté. Et on se rend compte, finalement, que cet univers, ses disparités, favorisent, d'une certaine manière, une mise en avant plus poussée (introspective dirons nous) des personnages et des relations qu'ils entretiennent. Enfin, c'est du Peeters, je pense qu'il est assez difficile de vraiment définir son style quand on n’a pas lu... ou peut être est-ce moi qui ne trouve pas les bons mots ^^".
Les graphismes tranchent, quant à eux, radicalement avec la plupart des BD que j'ai lu auparavant, disons que le noir et blanc entraîne moins de soucis au niveau du détail à proprement parlé. La coloration permettant d'intégrer plus de nuances et d'ainsi jouer sur les expressions des personnages... sauf quand celle-ci est faite avec les pieds à l'aide d'Adobe (maintenant à savoir si l'exercice est plus difficile... je ne suis pas dessinatrice *je sais, justification facile*). Enfin, c'est spécial mais j'adore.
Bref, une BD qui ne m'intéressait à l'origine pas des masses
(c'était à la bibliothèque et je n'avais rien d'autre à emprunter) et dont je
suis sortie agréablement surprise, et cela dès le premier tome (pas la peine de
s'acharner hein). Quoiqu'il en soit, depuis Lupus, Peter Pan est passé deuxième,
Loisel aussi d'ailleurs ^^.
J'écris
ça mais il doit s'en foutre comme de l'an 40 que je lui préfère maintenant
Peeters... et puis ça reste un de mes auteurs favoris.
Pilules bleues
1 tome, paru chez Atrabile - série terminée
Prix Toppfer de la ville de Genève (2002)
Nominé à Angoulême - prix du meilleur album (2002)
Prix : 20 €
Un récit autobiographique (le héros s'appelle Frederik Peeters) sur un sujet casse gueule souvent abordé de manière chiante, larmoyante au possible : le Sida.
[Ces adjectifs peuvent certes paraître un peu forts mais un épisode des anges du bonheur et leur prêchi-prêcha "Dieu est bon, Dieu est amour, Dieu est une bête de sexe qui te donnera une dizaine d'orgasmes pendant l'acte (on a droit de rêver ?!) etc..." et certains sujets paraissent étrangement moins abordables. Quant à savoir pourquoi je regardais cette série... J'étais devant la télé et je m'ennuyais... Sérieux ?!]
L'auteur y narre sa vie quotidienne avec son lot de bons et mauvais côtés (comme nous tous) : ses doutes, l'évolution de leur couple, les difficultés qu'ils rencontrent... Enfin, comme je l'ai dit plus haut, c'est du Peeters, et que ce soit au niveau de la narration ou des dessins, il possède un style assez singulier qui fait que, chez cet auteur et plus qu'ailleurs, il m'est difficilement possible d'autant apprécier des personnages... de m'y identifier parfois.
Pas de condescendance, ni mépris (il pourrait aussi nous regarder de haut... vous vous en foutez mais j'en connais des comme ça), ni volonté de faire "inconsciemment" naître un sentiment de pitié. Et probablement parce que c'est autobiographique, qu'il y a de ce fait une forme de sincérité, qu'il m'a été aussi facile d'adhérer.
Quoiqu'il en soit, assurément une BD à lire. Je vais bientôt me mettre à Koma (faut que je vérifie qu'ils sont à la bibliothèque), histoire de voir si cela confirme bien ce que je pense de lui.
PS : Un billet certes maladroit et peu argumenté mais j'espère
avoir pu donner envie d'au moins les feuilleter à la Fnac... ou les emprunter à
la bibliothèque ^^.
Edit : C'est hallucinant, le nombre d'articles
intéressants que tu trouves en allant sur Mangaverse, un site beaucoup plus
généraliste qu'il n'y paraît (1 ans que je le connais, j'ai honte). Morgan, la
webmistress a rédigé deux excellentes critiques sur ces deux BD ici, ici et
une autre sur Koma ici
(c'est autre chose que mon billet tout pourri... il y en a qui n'ont aucun mal à
les trouver, les bons mots).
Edith : Ah oui, maintenant, Peeters a bien 33
ans ^^






