Petit retour après une actu blog assez sporadique
avec depuis 2-3 mois la même rengaine (plus de pc et pas vraiment
d’argent pour en racheter un) afin d'évoquer, encore une fois, quelques
nouveautés en matière de mangasse... Oui enfin, ce que j’ai pu lire
dernièrement.
J’écrivais, il y a quelques mois, un avis sur le premier titre de Yuki Yoshihara publié chez Soleil. Ayant enfin réussi à me procurer le nouveau et m’être délectée des quatre premiers tomes, je me suis dit qu’il serait peut être temps de lui consacrer une (petite) note…
J’écrivais, il y a quelques mois, un avis sur le premier titre de Yuki Yoshihara publié chez Soleil. Ayant enfin réussi à me procurer le nouveau et m’être délectée des quatre premiers tomes, je me suis dit qu’il serait peut être temps de lui consacrer une (petite) note…
En commençant (comme à mon habitude) par une présentation du
sujet (faudrait sincèrement que je pense à renouveler la structure de mes notes)
:
"Avoir un père plein de ressources, c’est bien ; un père riche et des
larbins à son service, c’est mieux", voilà ce que pourrait se dire
Chôko, poussée depuis la faillite de son père, à vivre dans une
relative pauvreté. C’est pourquoi, à défaut de pouvoir rester oisive
dans l’attente du repos éternel de son paternel, notre chère héroïne,
se voit, à l’âge de 21 ans, contrainte de trouver un job. La voilà donc
après un entretien d’embauche très particulier (rien de sexuel… enfin
presque) fraîchement embauchée et, "curieusement" employée par la
personne lui ayant, dès le début, porté un "certain" intérêt. Et
quand on (re)découvre toutes les vicissitudes des rapports
hiérarchiques, il n'est pas forcément facile d'adopter la bonne
attitude, surtout lorsque ceux-ci font appel aux réminiscences d'un
passé lointain...
Développons...
Ma Petite Maîtresse, c'est un peu du Yuki Yoshihara à
l'envers : un gars au taux de bogossitude extrêmement élevé a priori
imperturbable qui se transforme en quelque pages en obsédé sexuel et une femme
candide dont la principale préoccupation est… d’éviter de passer à la casserole
(tous les sous-entendus sont ici purement appropriés) et toujours ses SD (Super Deformed)
hilarants...
Avec néanmoins de réelles nouveautés : une relation de
soumission plutôt intéressante, pas forcément du côté que l’on croit,
et tout un tas de situations inédites (si, si) et invraisemblables. Il
en ressort un tandem assistante/manager assez irréaliste enrichi par
des personnalités à la limite de la schizophrénie avec un héros pervers
à souhait et plutôt extravagant mais un personnage féminin, du coup,
assez banal, pas cruche mais quand on est habitué aux héroïnes
fantasques et obsédées de ses précédentes séries, celle-là manque
quelque peu de piquant. Cette lacune s'avère heureusement compensée par
toute une galerie de personnages : un père passé maître dans l’art de
créer des recettes – dirons-nous – innovantes, l'anachronisme du
langage d’un frère pas vraiment doué pour les études, l’éternel
travesti et (étonnamment) tout une foule d’otak’…
C'est en comparaison beaucoup moins niais qu'un Itadakimasu, du moins les passages cucul et déjantés semblent
ici mieux dosés et (comme d’habitude) assez rafraichissant.
Au niveau de l’édition… Je me réjouis encore une fois que la
série soit parue chez Soleil, tant le produit final (jolies couvertures,
traduction a priori sympa – hormis peut être la pluie de “n’est-ce pas” du tome
2 – et surtout aucuns carrés blancs !) est en tout point meilleur que ce
qui sort chez Panini…
Bref, pour peu qu’on adhère à l’univers de Yuki Yoshihara et
qu’on passe outre un tome 1 assez introductif, Ma Petite Maîtresse est un
manga dont vous regretterez (je l’espère) difficilement l’achat… Même à 6,95
€ le volume.
Ah et si ça peut aider, la série est terminée et ne fait que
8 tomes.






