Toujours pas de PC (je radote) mais
assez de motivation (bis) pour une ultime note (seulement 7 jours
après la
dernière (je suis hyper motivée !)) avant une probable pause
estivale.
Pour la deuxième fois consécutive,
c’est un seinen qui est mis en avant… quoique vu le genre,
les amateurs de (mature) shôjo
et josei devraient y trouver un peu plus leur compte
que les garçons, peu passionnés par ce type de sujet.
Donc Bitter Virgin, soit « Vierge Amère » (c’était
aussi pas mal en français) est une des dernières séries de l’éditeur Ki-oon, qui délaisse
quelque peu sa politique mangasse habituelle (heroic fantasy &
thriller en tout genre) pour une romance au sujet plutôt inédit.
Tout d'abord, l'histoire :
Tout d'abord, l'histoire :
Daisuke
Suwa est un lycéen relativement populaire dans une ville de
province lambda. Les filles ne tombent certes pas en pâmoison à chacune
de ses apparitions (enfin un manga réaliste sur ce point !) mais il peut
s’enorgueillir d’avoir le choix entre 2 jolies prétendantes. Mais,
malgré ses nobles aspirations (se résumant à (vouloir) batifoler avec un
tas de jolies lycéennes), Daisuke exclue irrémédiablement une fille de
son tableau de chasse... Pas pour son physique (loin de là), mais pour
ses airs de sainte-nitouche à chaque fois qu’un gars s’approche d’elle.
Et il l’a trouverait certainement toujours insignifiante sans qu’une
accidentelle révélation ne le pousse à la considérer d'un autre point de
vue…
Développons (un peu)...
Fait assez rare pour être souligné : Bitter Virgin est un seinen
manga aux graphismes d'un shôjo sur "une histoire d'amour douce, amère
et pas comme les autres" (© Ki-oon). L'intrigue s’avère, en effet, plus
sombre que ce que les premiers mots de l'auteur (« une pure histoire
d’amour ») et les couvertures laissaient présager. Cela se ressent,
d'ailleurs, énormément dans le choix des personnages avec
un héros d’une (très !) grande sensibilité dont on suit les premiers
émois amoureux et l’objet de ses désirs (Hinako Aikawa qu’elle
s’appelle), qui tentera de surmonter sa peur pour les êtres qui, pour
elle, l’ont détruite.
Toutes les situations sont, dès lors,
l’occasion de développer les aspirations héroïques de Daisuke ; ses
doutes & hésitations, sa volonté de la protéger et (évidemment) de
se faire aimer lui font ainsi prendre peu à peu conscience du rôle qu’il
peut jouer dans la reconstruction d’Hinako… Et chose inévitable, il
mûrit.
Beaucoup de tergiversations amoureuses, de situations ambiguës, attendrissantes voire marrantes contribuent, en outre, à donner un rythme assez soutenu au manga. De même, les multiples rebondissements ont le mérite de dynamiser un récit boosté par des cliffangers aux effets plutôt addictifs.
Beaucoup de tergiversations amoureuses, de situations ambiguës, attendrissantes voire marrantes contribuent, en outre, à donner un rythme assez soutenu au manga. De même, les multiples rebondissements ont le mérite de dynamiser un récit boosté par des cliffangers aux effets plutôt addictifs.
Bitter Virgin n’est (malheureusement) pas exempt de défauts et on
regrettera une mise en scène parfois maladroite voire grandiloquente
allant (la plupart du temps) de paire avec des personnages secondaires
"un poil" superficiels (caricaturaux même), plombant une narration, par
moment, à la limite du soap.
On pourra aussi douter de
l'intégration de certains passages, assez limites dans la forme, et pas
d'une grande utilité dans le fond : a-t-on, en effet,
besoin d'aller aussi loin pour aider Hinako à évoluer ? Les épreuves
qu’elle a vécues sont, à mon sens, déjà assez dures pour avoir à en
rajouter.
Les réactions du héros s’apparentent,
en outre, quelquefois à celles d’une midinette (aka il manque clairement
de virilité) même si l’auteur a le mérite de désacraliser l’image trop
lisse du bishônen.
Et surtout le dessin (trop !) shôjo n’est finalement pas à l’image du
contenu très adulte du manga, d’autant qu’on ne peut pas dire que
l’avertissement en 4ème de couverture soit très visible.
Mais le fait est qu’en dépit de ses
défauts, Bitter Virgin demeure une œuvre extrêmement captivante,
ayant le mérite de ne s’éterniser que sur 4 tomes.
Du reste, Ki-oon livre une
édition (comme souvent) sans accrocs dont vous pouvez d'ailleurs lire
les premières pages ici.
En définitive... Bitter Virgin, c'est
vachement bien !






