Allez, regain de motivation pour vous parler, entre 2 plantages d'ordi, de la deuxième
série de l'auteur de Catsby
: le diptyque Romance Killer…
L'histoire ?
Récit introspectif sous forme de polar psychologique. Romance Killer, c'est un peu le "3615 my life" d'un quadragénaire oisif. Un ancien killer, comprendre tueur à gages, qui a déposé les armes...
Pour expliquer sa défection, il faut revenir à il y a 7 ans, jour où transgressant le code du parfait killer, il s’est attaché à son contrat : une femme à trucider pour le compte d'un mari buté, et avec qui il a fini par se marier... Si, si. Aujourd'hui, il s’est rangé et mène une existence tranquille voire nonchalante, secondant sa chère et tendre dans la boutique dont elle est l’heureuse propriétaire. Il s'occupe aussi de sa belle-fille, une adolescente de 17 ans qui a une très jolie amie... Et c’est cette dernière qui va le sortir de la torpeur dans laquelle il s’était enfoncé, et réveiller son âme de killer...
Récit introspectif sous forme de polar psychologique. Romance Killer, c'est un peu le "3615 my life" d'un quadragénaire oisif. Un ancien killer, comprendre tueur à gages, qui a déposé les armes...
Pour expliquer sa défection, il faut revenir à il y a 7 ans, jour où transgressant le code du parfait killer, il s’est attaché à son contrat : une femme à trucider pour le compte d'un mari buté, et avec qui il a fini par se marier... Si, si. Aujourd'hui, il s’est rangé et mène une existence tranquille voire nonchalante, secondant sa chère et tendre dans la boutique dont elle est l’heureuse propriétaire. Il s'occupe aussi de sa belle-fille, une adolescente de 17 ans qui a une très jolie amie... Et c’est cette dernière qui va le sortir de la torpeur dans laquelle il s’était enfoncé, et réveiller son âme de killer...
Développons...
Déjà connu pour Catsby, Romance Killer est la deuxième (et, pour le moment, dernière) série de Doha, publiée en France. Elle s’inscrit dans la trilogie sur la jeunesse urbaine – Drama of Youth – dont le dernier volet - Kubrick - devrait paraître (un jour) chez Casterman.
Mais même en appartenant à la même trilogie, les différences entre
les deux œuvres sont assez notables pour procéder à une (très) légère
comparaison (d’autant que ça va me permettre de donner un peu de
consistance à cette note)… Garantie sans spoils, bien sur, et sans obligation d’avoir lu Catsby…
Même si - je suis réaliste - la plupart des personnes qui
s’intéressent (s’intéresseront ?) à ce manhwa ont déjà lu le premier…
Donc, histoire de bousculer (un (tout petit) peu) mes habitudes, on
va, pour une fois, commencer par consacrer, quelques lignes à la forme
de l’œuvre… Le graphisme quoi.
Exit le registre animalier, les statures longilignes, rachitiques et les
lèvres (très) charnues. Doha s’éloigne tant du ton adopté dans son précédent manhwa
que de la norme en vigueur dans les BD coréennes… du moins celles bénéficiant le plus de publicités. Et même si les légères exagérations prises dans le
dessin leur donne un aspect assez comique ; en s’écartant de l’ambiance
cartoon, les personnages perdent, malgré tout, en expressivité…
L’atmosphère y est d’ailleurs beaucoup plus lourde, s’inscrivant
indéniablement dans le genre polar… Pas grand chose à voir avec la
relative "légèreté" de Catsby... sur ce point, du moins. La mise en
page est, quant à elle, toujours aussi originale et dynamise un récit
parfois (souvent !) lent…
Quant au déroulement de l’histoire… et notamment du premier tome. Passé
la surprise du début, on ne peut pas vraiment dire que Doha renouvelle
le genre : un être végétatif ragaillardi au contact d'une jeunette, qui, elle, découvre certains plaisirs de la vie... C'est un peu
gnangnan, mais c'est à peu près ça et ça rappelle quand même des souvenirs. Ceci écrit, ce n’est pas mauvais en soi, mais pour qui
n’apprécie guère les récits introspectifs, la mélancolie qui
les accompagne et la narration style polar, ce premier tome pourra
paraître rebutant... En dépit d’une réflexion intéressante sur
son passé de killer et sa vie actuelle…
Mais l’auteur a tout prévu et Romance Killer est une de ces
séries dont on ne peut saisir toute la subtilité qu’en la lisant dans
son intégralité… Car le deuxième tome offre un flot de rebondissements
dont l'auteur semble posséder les clés depuis le début. Sachant que les
derniers chapitres de Catsby s'avéraient un poil (trop !) prises de
tête, Doha semble ici mieux maîtriser sa narration… ou du moins son
scénario. Quoiqu'on pourra regretter que tous ces retournements ne
soient amenés que dans le 2e tome. N'empêche, c'est bien et c'est l'essentiel.
Continuons par une information plutôt sympa...
Romance Killer (comme Catsby... et Kubrick) est, à l'origine, un webcomic ayant bénéficié d'une publication papier, donc en cherchant un peu, vous pourrez trouver gratuitement les œuvres de l'auteur en ligne... et en coréen. C'est juste pour que vous voyez ce que ça donne, hein.
Continuons par une information plutôt sympa...
Romance Killer (comme Catsby... et Kubrick) est, à l'origine, un webcomic ayant bénéficié d'une publication papier, donc en cherchant un peu, vous pourrez trouver gratuitement les œuvres de l'auteur en ligne... et en coréen. C'est juste pour que vous voyez ce que ça donne, hein.
Et pour finir, deux bémols...
- L’interview clôturant le 2nd volume et ses allusions à la fin de Catsby (sans spoils majeurs, ceci écrit) alors que le dernier tome n’était pas encore paru. Du coup, on ne comprend qu’à moitié les questions de l'interviewer…
- Deuxième point et pas des moindres, le prix : 15€ pour chaque volume soit 30€ la série… Mais même s'il reste plus élevé que la plupart des mangas grand public, je vous ferais remarquer qu’un tome de RK compte à peu près 430 pages couleurs soit presque 2 fois plus que le noir & blanc d’une BD nipponne… Et que contrairement aux idées reçues, les manhwa (du moins ceux publiés chez Casterman... & Palais chez Samji) sont loin d’être réservés aux mangavores (qui, pour dire la vérité, ont tendance à les bouder).






