Rappelons déjà la sortie de l'excellent Mushishi, stoppé au troisième épisode afin d'éviter de me spoiler la version papier (c'est vrai que ce n'était pas forcément très sérieux d'en faire un billet après en avoir vu si peu mais ça avait été un de mes gros coup de cœur, à l'époque). Et après un premier volume en demi teinte, plutôt sympa mais pas transcendant pour ne pas dire chiant (ah si j'l'ai dit), le deuxième a, quant à lui, énormément relevé le niveau, pas simplement une "ode à la nature et à la tranquillité", une découverte, des personnages diverses, attachants et des histoires où se mêlent joie, tristesse et nostalgie. Les thèmes du folklore et bestiaire nippons rappellent certes ceux de l'excellent Cortège des 100 Démons mais l'environnement et les personnages qui y gravitent rendent la comparaison difficile. Et puis Kana fournit pour cette œuvre un travail plus que correct (comme souvent dans les mangas de cette collection... il me semble ).
Ce qui serait bien, c'est que la demoiselle à qui j'ai gentiment prêté mes deux volumes se décide enfin à me les rendre (à près d'un mois et demi, ai-je encore le droit d'espérer ? ).
Dans le registre shôjo kawai, voici Chocola & Vanilla, le dernier Moyoco Anno. Après un animé fraîchement diffusé sur Canal J, Anno nous revient cette fois avec un shôjo... kawai (oui, je sais, c'est minable) et comme une bonne partie de ses œuvres très sympathique. Un synopsis...
Chocola Meilleur & Vanilla Mieux sont deux sorcières en compétition dans la course du "ce sera moi qui deviendra reine". Amies de cœur, rivales pour le reste, elles sont envoyées sur Terre sur laquelle, elles devront se servir de tout leur potentiel de séduction pour amasser un paquet de cœur en provenance des jeunes mâles humains (ou femelles mais c'est un shôjo kawai, pas une production Clamp, y a pas de lesbiennes), celle qui au bout d'une période donnée en obtient le plus gagne le droit de gouverner.
Donc, quand on mélange :
- un style graphique bien plus joli que ses précédentes séries
- une héroïne haute en couleur (une mini Shigéta en plus lucide)
- et une histoire clairement adressée au moins de 13 ans (tout public dirons-nous), vous obtenez le très palpitant Chocola & Vanilla.
Et je dois l'avoir déjà écrit quelque part (certainement sur Suba Furuba xD), en personnages à buter, ce manga atteint néanmoins des sommets : entre Pierre et son taux de bogossité tellement élevé que la moitié des pouf... pardon filles de l'école lui tournent autour, Vanilla, larmoyante et niaise au possible (l'archétype de la cruche shôjoesque), il y a de quoi faire. Heureusement, c'est dès les premières pages, qu'apparaît le meilleur, l'excellentissime, le gars avec qui je sortirais si j'avais 10 ans (si j'avais 10 ans hein), Akira, personnage secondaire certes mais qui n'a probablement pas dit son dernier mot... je l'espère du moins. Ok, il a un taux de ténébritude proche de zéro, surtout comparé à Pierre mais il n'en reste pas moins attendrissant... quoique parfois un peu surexcité (pas vraiment surpris quand on connait les autres séries de l'auteure)... Plus qu'à espérer que Chocola ouvre enfin les yeux.
Donc introduction certes grossière et convenue (on me l'a déjà faite le coup du mage et ses dons occultes à deux balles) mais développement excellent.
Sasara, en dépit de glandes lacrymales un peu plus développées que la moyenne, est l'antithèse de la cruche shôjoesque : Oui, elle a du caractère ; non, elle ne s'extasie pas devant le premier beau ténébreux qui passe, et en dépit de son impulsivité, il lui arrive d'utiliser ses neurones, elle a un idéal, des valeurs, et elle essaye de s'y tenir et cela en dépit de la difficulté des épreuves à venir.
Et puis, le manga offre quand même son lot de batailles, machinations et coups bas... approuvé par les gars de mon groupe de TD qui n'y connaissent tellement rien en matière de shôjo qu'ils se sont demandés pourquoi il y avait autant de combats et ahhh *misère et damnation* de sang ! (1er démenti de la semaine : Angel Sanctuary n'est pas un shônen, ni un seinen d'ailleurs !).
Il ne faut cependant pas se leurrer, un shôjo ne serait pas un shôjo sans sa tripotée de beaux gosses, histoire d'amour, tout ça, mais à l'instar du manga, toutes les petites choses qui rendent certaines séries du genre indigestes sont introduites avec un poil plus de finesse (même si il ne faut pas s'attendre à des miracles). Et puis, je doute être la seule fan du couple Shuri (dont je laisse planer le mystère sur son identité)/Sasara.
Et pour achever de vous convaincre... Un petit coup de d'oeil sur les critiques de Djak sur Krinein et Morgan sur Mangaverse... Quoiqu'attendez (pour le dernier lien) d'avoir lu le premier tome si vous ne souhaitez pas connaître l'identité de certains personnages.
Basara de Yumi Tamura, 27 tomes, édition terminée chez Kana - série terminée
(c'est sur la couverture), le dernier manga paru en France de Moyoco Anno (encore elle !). Après s'être fait découvrir, grâce à ses joseis, Pika nous sort l'excellent Hano quelque chose, explicitement appelé Plaire à tout Prix (c'est plus simple). Un titre pas spécialement attirant, mais pourtant bien marrant.L'histoire d'un looser qui cherche à plaire, un apprenti métrosexuel qui va de déceptions en déconvenues.
Donc, des scènes moins explicites qu'un Happy Mania, comme le style graphique un poil moins moche (même plutôt joli), un héros à qui il est parfois difficile de ne pas avoir envie de donner des coups mais qui n'en reste pas moins attendrissant, des personnages secondaires bien détraqués et vous obtenez quelques bonnes barres de rires en circonstances. *Allez Densh... pardon Masao !* En somme, une série à suivre (et à acheter... pour ceux qui ont les thunes).
Sinon, j'avais implicitement fait comprendre ici (tous les billets où j'en parle en fait) que le yaoi et moi, c'était loin d'être une histoire d'amour. Il existe certes d'excellents mangas du genre (Yume No Kodomo ou Vanilla entre autre) mais non quoi *je sais, justification minable*. Cependant, dans ma soif de découverte, j'ai eu, il y a de cela quelques semaines (ok, quelques mois mais je m'en suis souvenu il y a peu), enfin l'occasion de lire les premiers tomes d'Haru wo Daiteita, le manga yaoiste par excellence.
Mon avis ? Racoleur au possible, personnages à baffer, parfois malsain, avec des phrases d'une profondeur proche du néant.
Un petit synopsis (assez approximatif, je l'ai lu il y a longtemps... ou plutôt ai-je essayé de l'oublier le plus rapidement possible) : l'histoire de deux acteurs pornos, désireux de passer du côté le plus "politiquement correct" du métier, qui vont être amené par le biais des circonstances... assez spéciales dirons-nous à tourner une sitcom ensemble : Haru wo Daiteita.
- Kato méprise Iwaki... Un arriviste susceptible de par sa jeunesse d'être une menace pour sa carrière. C'est pourquoi, lorsqu'on lui propose de participer au casting d'Haru wo Daiteita, certainement un des rares rôles proposés à des acteurs de son milieu, il y voit (à raison) un pas vers la possible reconversion qu'il recherche tant et met ainsi tout en œuvre pour obtenir le rôle surtout quand il apprend que son rival est aussi dans la course.
- Ils tournent ensemble (faut dire qu'ils se sont montrés plutôt "convaincants"), le temps pour Iwaki de commencer à éprouver de forts sentiments pour Kato, sentiments qu'il ne tarde d'ailleurs pas à lui avouer.
- Kato prend peur, ne veut pas de cet amour, il est sur la défensive quoi.
- Il s'attache néanmoins et se rend compte que les sentiments d'Iwaki sont loin de le laisser insensible, mais, il ne peut se l'avouer (complexe d'infériorité, tout ça).
- S'ensuivent des épreuves qui les feront avancer, chacune consolidant un peu plus leur couple dans tous les sens de termes.
- Le brun méprise le blond (châtain en fait), tout ça.
- Le blond commencent à éprouver des sentiments vis à vis du brun, trouve une... "faille", s'y engouffre et l'utilise, par la suite, allègrement : il souhaite en effet montrer la profondeur de ses sentiments à la... "faille" qu'il a devant lui (le brun quoi).
- Ce dernier, malgré ses réticences, aime "ça".
- Et puis, ben finalement, à force de faire des trucs pas très catholiques avec le blond, se rend compte qu'il est tombé amoureux mais aussi qu'il ne peut pas l'*******... faire ce que fait le blond avec... ahhhhh, je deviens vulgaire *toutes allusions perverses sont ici purement et simplement appropriées*.
- S'ensuivent des rebondissements... du moins sensés en être, allant du plus malsain au plus cul-cul-la praline (jeu de mot involontaire) avec des scènes de sexe atteignant des points de détails absolument hallucinants, dont l'utilité reste encore à prouver et donnant la désagréable impression que l'histoire est uniquement centrée sur ces passages.








